Apprendre mieux

Que sait-il de l’amour, ton cerveau, pauvre Luis ? Rien. Il sait, par ouï-dire, que l’amour existe mais il ne sait pas le goûter. Que sait-il d’une pomme ? Son poids, sa couleur, sa chimie. La formule chimique d’une pomme nourrit-elle ? Non, mais le cerveau s’en moque. Il ne se nourrit pas de pommes, il se nourrit d’informations. Il les stocke, il les accumule, il les empile, il les interprète, il s’en bâtit des systèmes, des romans, des euphories et des angoisses. Il ne vit pas, il fonctionne. (Henri GOUGAUD : « Les sept plumes de l’aigle ».)

Bonjour,

Cet article est le tout premier d’une série consacrée au phénomène du mieux-apprendre.

Quand on s’intéresse aux grands courants de la pédagogie, on a coutume de citer le cognitivisme, constructivisme, le socio constructivisme, le behaviorisme… que sais-je encore ?

Ces différents courants sont dûment répertoriés, homologués, labellisés et étiquetés… mais par qui ?

…Eh…

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Autoformation, éthique et technologies : enjeux et paradoxes de l’autonomie par Monique Linard

selon Monique Linard, les TIC :
« obligent le formateur à infléchir son rôle de seul dépositaire du savoir à guide, organisateur et méthodologue des conditions de production par chacun
de sa connaissance. Le formateur doit apprendre lui aussi à collaborer et à accompagner l’apprenant sur la voie de l’autonomie ».

Au plan épistémologique, on évoquera d’abord les modifications entraînées en quelques années, par l’évolution des TIC dans la définition de la connaissance et de l’action humaines. On verra ensuite comment, la question de l’autonomie entraînant celle de l’autorégulation et de l’auto-organisation, elle oblige à un nouveau changement
de paradigme.
Au plan éthique de l’agir humain, on montrera, à la suite du philosophe H. Jonas, en quoi la “surpuissance” technique des TIC a des incidences sur nos valeurs de vie et comment elle déplace le centre de gravité des références morales et des régulations sociales traditionnelles.
Au plan pédagogique, on verra comment l’exigence plus ou moins implicite de réflexivité et d’autonomie propre à l’autoformation et aux TIC bouleverse les références habituelles. On en tirera des orientations d’action pour l’enseignement supérieur.

Resource: http://edutice.archives-ouvertes.fr/docs/00/00/17/81/PDF/Linard2003.pdf

Veille documentaire

Audrey Bardondu blog « Knowtex, le média social de la culture scientifique et technique »   nous livre un panorama détaillé d’initiatives institutionnelles ou privées concernant l’apprentissage par le numérique. Il s’agit d’ « apprendre autrement, à son rythme, à sa façon » !

Plan de l’article :

– Les plateformes de ressources éducatives libres (REL) :

Sites proposant des cours en ligne avec une dimension « sociale » relativement développée :UNT, iTunes Uetc…

– Les MOOCs connectivistes :

Ces cours ouverts massivement multi-apprenants s’appuient sur ses nombreux participants et échanges qui alimentent au fur et à mesure la session de cours, allant jusqu’à constituer la matière première de la formation :ITYPAetc…

– Les plateformes de MOOCs :

Depuis un an, les plateformes réunissant de nombreux cours ouverts et gratuits fleurissent sur le web… :courseraetc…

– Les plateformes qui connectent enseignants et apprenants :

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Neurologie de la ZPD, Zone Proximale de Développement

« ZPD ou zone proximale de développement ! Un bien vilain mot pour évoquer la zone de motivation dans les processus d’apprentissage.

Ce concept a été développé par Vigotsky s’explique ainsi. Il s’agit de la zone entre laquelle un apprenant maitrise un sujet en toute autonomie jusqu’à la complexification du sujet mais avec l’aide de quelqu’un qui n’est pas forcément un enseignant-formateur. Tenter de motiver un apprenant en dehors de cette zone est source d’échec et de démotivation : si on propose un sujet trop facile, l’apprenant s’ennuie et peut même se sentir déconsidéré, pas reconnu à sa valeur. De l’autre côté l’apprenant se démotive car la marche à gravir s’avère trop haute trop importante.

Ainsi le formateur doit se situer dans cette zone pour activer la motivation de l’apprentissage du sujet. Cette zone est alors repérée grâce aux évaluations formatives.

Le numéro de janvier du magazine « Cerveau et Psycho » propose que la ZPD pourrait en réalité être activée par une zone du cerveau nommée le noyau caudé. Ainsi la motivation dans l’acte d’apprendre aurait bel et bien une base neuronale. Rien ne sert alors de s’évertuer à faire apprendre quelque chose à quelqu’un si il s’avère que la difficulté est trop grande : le cerveau de l’apprenant n’activera pas les mécanismes physiques de l’apprentissage. »

Source: article PedagoGeeks. Le WebZine du social learning et de l'innovation pédagogique

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